En s'imposant face à Besiktas, les Marseillais ont enfin remporté un match sur leur pelouse du Vélodrome. Mais malgré ce précieux succès, la situation reste préoccupante pour l'OM et pour Albert Emon.
Un Djibril Cissé à la limite de l'apoplexie. Des joueurs qui sautent les uns sur les autres pour partager leur joie. Un stade Vélodrome qui explose malgré de nombreux sièges vides. Non, l'Olympique de Marseille n'a pas remporté la Ligue des Champions mardi soir. Seulement une première victoire dans une phase de poule où le Besiktas, l'adversaire du soir, semble déjà promis à la dernière place tant le jeu proposé par les Turcs est inadapté aux exigences de la prestigieuse coupe européenne. Seulement voilà, l'OM avait besoin d'évacuer ses frustrations, d'oublier ses malaises et de s'offrir une vraie bouffée d'oxygène dans un environnement pesant depuis de longues semaines. « C'est le match sur lequel on peut s'appuyer pour débuter la saison parce qu'avant, on était inexistants, confirme ainsi Jacques Faty. On était des fantômes. Face à Besiktas, on a démontré qu'on avait de grosses qualités, surtout au niveau du bloc. »
Le bloc équipe. Une notion chère au staff marseillais à l'heure où le précaire équilibre de cette équipe est régulièrement contesté par les fidèles de la Commanderie. « Je pense que nous tenons notre match référence, lance Lorik Cana. Mais je redis que l'équipe est fragile. On n'a pas encore de bases solides et il faut du temps pour y arriver. Face à Besiktas, on a posé une pierre à l'édifice. Et maintenant, c'est aux cadres et aux dirigeants de faire en sorte que la pression ne retombe pas et que les gens ne s'éparpillent pas. Ce soir (ndlr : mardi), le message est passé : on reste dans une position fragile mais tout le monde doit prendre conscience que c'est ensemble qu'on s'est mis là-dedans et que c'est ensemble qu'on s'en sortira. Mais dès à présent, il faut se tourner vers Auxerre parce que ce match de championnat qui arrive est encore plus important que celui de Ligue des Champions. »
Le voyage en Bourgogne sera en effet important à plus d'un titre. Car si l'OM ira chercher des points à l'Abbé-Deschamps, Albert Emon pourrait lui y trouver un nouveau sursis. Sur un siège éjectable, l'entraîneur marseillais n'aurait pas résisté à une défaite face au Besiktas. Et pourrait-il résister à un nouveau revers en championnat ? « Mardi soir, on a joué pour Albert parce qu'on sait que ses jours sont comptés, entre guillemets, et on a envie que ça se passe bien pour lui aussi, reconnaît Djibril Cissé. Le poste de l'entraîneur est délicat parce que quand les résultats ne sont pas là, c'est lui le premier visé. Mais ça me fait chier de voir Albert morfler comme ça. Je pense que cette victoire améliore un peu sa situation et si on peu avoir un bon résultat à Auxerre, ça pourrait calmer un peu les esprits. »
Pas si sûr cependant puisque il se murmure à la Commanderie que le sort d'Albert Emon serait déjà scellé. D'ailleurs, le coach marseillais a séché mercredi la traditionnelle conférence de presse d'après-match. Une première depuis sa prise de fonctionpartenaire de OMland
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